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Mobiliser les savoirs au service d'un véritable codéveloppement euro-africain

Le Groupe interacadémique pour le développement - GID - est une association internationale créée en 2007 par onze académies de l’Europe du Sud et du continent africain. 

Avec l’ambition de « mobiliser les savoirs au service d’un véritable co-développement euro-africain », le GID a réussi, depuis sa création, à fédérer une communauté active de partenaires des pays d’Europe, de Méditerranée et d’Afrique, axe géostratégique d’importance croissante.

Aucun autre réseau académique ne réalise aujourd’hui la combinaison des deux composantes interacadémiques opérée par le GID, l’une géographique, étendue à une trente Académies d’Europe du Sud et de pays africains, et l’autre par les multiples domaines de compétences des Académies qui le constituent (sciences, technologies, santé, agriculture, sciences humaines et sociales…). 

Cette originalité rend le GID capable d’aborder les problèmes de développement dans leur complexité, avec l’indépendance de tout intérêt partisan que lui confère son statut académique, en se présentant comme un centre de réflexion, une force de propositions et un catalyseurs d’actions.

FIL DE L’INFO

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MOBILISER LES SAVOIRS AU SERVICE D'UN VÉRITABLE CODÉVELOPPEMENT EURO-AFRICAIN

François GUINOT, Président du GID

 

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Ebola n’est pas la seule maladie infectieuse à toucher l’Afrique. La persistance d’autres épidémies témoigne d'une situation sanitaire critique. L’anthropologue Yannick Jaffré revient sur les faiblesses structurelles qui minent le continent.
Les dernières données épidémiologiques font état de 14 000 cas plus ou moins confirmés et de 5 000 décès dus au virus Ebola. Comment ne pas être touché par l’extrême solitude des malades et par l’éthique absolue de ceux qui les soignent ou tentent de prévenir la propagation du virus ? Le respect s’impose. Derrière ces aspects immédiats, et particulièrement dramatiques, Ebola pose également des questions de fond, directement liées aux sciences sociales et à la façon dont celles-ci abordent les épidémies : les contextes sociétaux dans lesquels ces maladies infectieuses se développent, la qualité des interactions entre les services de santé et les populations, le choix des politiques de santé ou, encore, les modalités d’application de ces politiques.

Les monographies des anthropologues s’attardent parfois sur la négociation de leur place sur leur “terrain”, sur les questions méthodologiques, épistémologiques et / ou éthiques qui se sont posées durant le déroulement de la recherche. Toutefois, aucun ouvrage n’avait, jusqu’à présent, disséqué avec autant de précisions et d’honnêteté intellectuelle, la « fabrique » de l’anthropologie. Laurent Vidal s’est attelé à cette tâche avec cet ouvrage dans lequel tous les chercheurs, travaillant dans le champ de l’anthropologie de la santé ou celui du développement, reconnaitront les vicissitudes qu’ils ont rencontrées lors de la mise en place de leurs dispositifs de recherche.

Boundary work refers to the strategies deployed by professionals in the arenas of the public, the law and the workplace to define and defend jurisdictional authority. Little attention has been directed to the role of documents in negotiating professional claims. While boundary work over induced abortion has been extensively documented, few studies have examined jurisdictional disputes over the treatment of abortion complications, or post-abortion care (PAC). This study explores how medical providers deploy medical records in boundary work over the treatment of complications of spontaneous and induced abortion in Senegal, where induced abortion is prohibited under any circumstance. Findings are based on an institutional ethnography of Senegal’s national PAC program over a period of 13 months between 2010 and 2011. Data collection methods included in-depth interviews with 36 health care professionals, observation of PAC services at three hospitals, a review of abortion records at each hospital, and a case review of illegal abortions prosecuted by the state. Findings show that health providers produce a particular account of the type of abortion treated through a series of practices such as the patient interview and the clinical exam. Providers obscure induced abortion in medical documents in three ways: the use of terminology that does not differentiate between induced and spontaneous abortion in PAC registers, the omission of data on the type of abortion altogether in PAC registers, and reporting the total number but not the type of abortions treated in hospital data transmitted to state health authorities. The obscuration of suspected induced abortion in the record permits providers to circumvent police inquiry at the hospital. PAC has been implemented in approximately 50 countries worldwide. This study demonstrates the need for additional research on how medical professionals negotiate conflicting medical and legal obligations in the daily practice of treating abortion complications.

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