Focus sur la coopération régionale en Méditerranée

Les hauts fonctionnaires des États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM) se sont rencontrés à six reprises cette année à Barcelone. Ils ont approuvé à l’unanimité le renouvellement du mandat de Fathallah Sijilmassi en tant que Secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée pour un second mandat de trois ans. Par ailleurs, cinq nouveaux projets visant à promouvoir l’employabilité des jeunes, les opportunités d’emploi, l’entrepreneuriat, le développement urbain durable et la transparence dans la gestion de l’eau ont été approuvés.

 

Les cinq nouveaux projets labellisés par l'UpM lors de la 6e réunion des hauts fonctionnaires qui a eu lieu le 4 décembre 2014 au siège du Secrétariat de l’UpM sont :

Le « Réseau d’entrepreneuriat méditerranéen » vise à soutenir la création d’associations d’entreprises du « Réseau Entreprendre » au Maroc et en Tunisie pour parrainer de nouveaux créateurs d’entreprise au potentiel entrepreneurial. À travers ce projet, des entrepreneurs expérimentés se porteront volontaires pour parrainer personnellement les nouveaux entrepreneurs durant les 2 ou 3 premières années par des réunions mensuelles. Un soutien financier sera également fourni par le biais de prêts sans intérêts et non garantis, remboursables sur 5 ans, permettant aux entrepreneurs de consolider leurs fonds propres. Les associations devraient contribuer à la création de plus de 450 entreprises d’ici à 2017, de 3 000 nouveaux emplois après 3 années d’exercice et d’environ 5 000 emplois après 5 années d’exercice. Ce projet type est promu par Réseau Entreprendre International (REI) et a donné de très bons résultats en France puisqu’il a contribué à la création de 7 600 entreprises et à près de 70 000 emplois depuis son lancement.

« Réseau méditerranéen nouvelle chance – MedNC » est un programme accrédité visant à promouvoir l’intégration sociale et professionnelle des jeunes actuellement exclus du marché du travail, à savoir les étudiants qui ont abandonné l’école et les diplômés au chômage, avec une attention particulière portée sur les femmes (60 %). La première phase du projet sera mise en œuvre au Maroc, en Tunisie et en Algérie. Ce programme est basé sur un modèle de formation innovant inspiré par le modèle d’enseignement Écoles de la Deuxième Chance (E2C). Le projet est promu par l’Office de Coopération Économique pour la Méditerranée et l’Orient (OCEMO), en partenariat avec l’École de la Deuxième Chance (E2C) de Marseille et l’Agence Française de Développement (AFD).

« High Opportunity for Mediterranean Executives Recruitment – HOMERe » vise à renforcer les compétences et l’employabilité des jeunes diplômés Méditerranéens de haut-niveau via la création d’un programme innovant de mobilité de stages entre neuf pays méditerranéens. Le projet ciblera spécifiquement les entreprises qui ont une activité commerciale ou industrielle en Méditerranée. Grâce à son vaste réseau de partenaires à la fois économiques et académiques, le consortium réunira des offres de stage répondant aux critères qualité définis par le projet puis identifiera les meilleurs profils d’étudiants correspondants. Le projet bénéficiera prioritairement aux étudiants du sud de la Méditerranée dans un premier temps, avec l’objectif in fine de leur permettre d’accéder dans leur pays d’origine à des premiers emplois de qualité. Promu par le Réseau Méditerranéen des Écoles d’Ingénieurs (RMEI), il sera mis en œuvre en Algérie, en Égypte, en Espagne, en France, en Grèce, en Italie, au Liban, au Maroc et en Tunisie.

« Sfax Taparura » est un des 12 projets phare en développement urbain sélectionné durant la phase d’identification de projets de l’Initiative pour le financement de projets urbains (UPFI). Sfax est la cité industrielle et commerciale la plus importante au sud de la Tunisie. Elle se situe sur la côte Méditerranéenne et elle a souffert des niveaux de pollution importants qui ont entravé son développement.  Après la dépollution de la côte nord de la cité, le projet inclue la réhabilitation de ses plages et la création de 420 hectares de terres visant à étendre la zone métropolitaine. Le projet est promu par des autorités locales et nationales de la Tunisie. 

« Intégrité dans le domaine de l’eau dans la région MENA ». Promu par l’Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI), ce projet vise à améliorer les pratiques transparentes et responsables dans la gestion de l’eau dans la région MENA, en intervenant pour améliorer les faibles structures de gouvernance, pour répondre à la forte demande en eau et au faible niveau de confiance entre les différentes parties partageant la même ressource en eau, et pour apporter des solutions aux mécanismes institutionnels limités afin d’appliquer des principes de gestion intégrée des ressources en eau, lesquelles entraînent un stress hydrique chronique dans la région. La première phase sera mise en œuvre sur une période de 4 ans en Jordanie, au Liban, au Maroc, en Palestine et en Tunisie.

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