Instant Chocolat – le chocolat made in Côte d’Ivoire

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Filière: cacao

Mots clés: coopérative, cacao, fève, transformation, commercialisation, Côte d’Ivoire, conditionnement, international, formation, décorticage, torréfaction


Contact

M. Axel-Emmanuel Gbaou, directeur

Localisation: Abidjan, Côte d’Ivoire

Email: axeldasilva@yahoo.fr


Résumé de l’opération:

Le cacao est une filière d’avenir en Côte d’Ivoire qui est le premier producteur mondial de cette matière première, représentant 40% du marché. Cependant, moins d’un tiers seulement est transformé localement. Les femmes qui travaillent dans les champs de cacao sont encore victimes d’importantes discriminations et des grandes inégalités. De plus, les producteurs de cacao sont de plus en plus pauvres.

Fort de ce constat, de jeunes cadres ivoiriens créent une entreprise nommée « Instant Chocolat Team SARL » avec à leur tête, l’artisan chocolatier Axel-Emmanuel Gbaou. S’appuyant sur leurs compétences variées, l’équipe se lance dans un vaste programme de formation des épouses des producteurs de cacao en Côte d’Ivoire à la transformation des fèves de cacao. Une fois transformées, ces fèves sont acheminées dans la chocolaterie du chef Axel-Emmanuel à Cocody dans Abidjan. De cet atelier sort le premier bloc de chocolat de couverture des femmes de la coopérative d’ECOYA (entreprise coopérative de Yamoussoukro).Très vite, la nouvelle de ce chocolat équitable issu de fèves de cacao certifiées a parcouru le monde entier.

Cette initiative permettra d’innover dans la transformation du cacao par la mise sur le marché international de fèves de cacao au conditionnement varié : entières, décortiquées, torréfiées, et mis dans des paquets sous vide. Ce produit pourra être conservé par les chocolatiers et autres utilisateurs pendant une durée de 2 ans.

Le projet a connu sa phase pilote en 2017, avec 3 sites de formation : le premier à Yamoussoukro avec 100 femmes de la coopérative ECOYA, le second à Abengourou avec 130 femmes de la coopérative CAMAYE et enfin à Tiassalé avec 100 femmes de la coopérative SOCOJEPCI. Cela représente un total de 330 femmes en activité dans la phase pilote. En phase de création en 2018, Instant Chocolat compte former 1 000 femmes.

Tout ce succès n’a pas été sans quelques obstacles. Il est difficile d’offrir des garantis en vue d’obtenir un financement car la majorité des planteurs ne possèdent pas de titre foncier pour leurs terres. Plusieurs zones de haute production sont dépourvues de système d’adduction d’eau et les voies d’accès à ces sites sont fortement dégradées. Le coût de production est donc largement impacté.

L’accès au marché revient encore une fois comme facteur limitant dans un projet. En effet, la fiscalité nationale est très contraignante pour les petites entreprises. Les taxes à l’export pour les sous-produits du cacao sont très élevées pour les petites entreprises et les cautions de garantie à l’export varient entre 50 et 200 millions de FCFA.


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