
Un objectif important du GID est d’apporter une information indépendante de haut niveau sur divers problèmes en liaison avec la santé dans toutes ses composantes à des cadres dirigeants de pays émergents (voir le site de Sciences, Métiers, Sociétés).
Les thèmes de cet Atelier « Agriculture, Alimentation et Biotechnologie » ont été choisis en accord entre les Académies du GID participant à son organisation. Ils ont été dictés par les problèmes liés à la crise alimentaire, notamment dans l’Afrique sub-saharienne. L’organisation de l’Atelier visait à la disponibilité immédiate de l’information et à la convivialité recherchée entre participants. Enfin les sessions étaient organisées pour dégager des conclusions au fil des présentations et des débats (modérateur et rapporteur pour chaque Panel). Cet Atelier était le deuxième du GID et s’inscrivait dans le volet « Sciences, Métiers, Société ». Cet Atelier a reçu le soutien de l’Ambassade de France à Dakar, parmi d’autres.
Il faut souligner que les Ateliers GID ne sont pas des colloques scientifiques traditionnels. Ce sont des lieux d’échange où les intervenants apportent leurs connaissances spécifiques et où les participants, acteurs professionnels au service de leur pays sont aussi des acteurs dans leurs sociétés et en sont le relais. Placés sous l’autorité des Académies, sources de compétences pluridisciplinaires et d’expertises, ils donnent des informations indépendantes et impartiales.
La Présidence de l’Atelier a été assurée par l’Académie Nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS) et l’organisation a été coordonnée par un Comité de Pilotage issus de l’ANSTS, de l’Académie Hassan II des Sciences et Techniques du Maroc, de l’Académies des Sciences, de l’Académie des Technologies et de l’Académie d’Agriculture.
L’organisation de l’Atelier a bénéficié du retour d’expérience des précédents Ateliers. En particulier ont été privilégiés : un temps optimum (4 jours), un affichage clair dès le début en terme d’action, la non redondance de l’information et sa complétude, un ciblage sur les situations spécifiques de chaque pays, une prise en compte des problèmes selon la demande et non selon l’offre, le tout sous la conduite constante et attentive de l’ANSTS.
Les documents de travail préparés par l’ANSTS (programme, CV des intervenants, résumés) étaient à disposition.
L’Atelier a touché en permanence une quarantaine de participants (nombre optimum) dont 10 représentants invités de 7 pays d’Afrique subsaharienne francophone (Afrique du sud, Benin, Burkina Fasso, Cameroun, Cote d’Ivoire, Guinée, Togo) et plusieurs experts français, mais la majorité des participants était du Sénégal. Ils ont suivi journellement les présentations et débats. Les séances d’ouverture et de clôture, chacune sous la présidence d’un ministre du Sénégal, ont été médiatisées, la première suivie par plus de cent personnes. Le programme prévu a été respecté et a conduit à environ 20 h de présentations et d’échanges. Une journée a été consacrée à des visites d’installations de l’IRD à Dakar. Les invités Africains étaient des chercheurs, de hauts responsables de ministères ou d’administrations dans leur pays respectif. Les présentations et discussions ont été d’un haut niveau scientifique.
La logistique a été assurée par l’ANSTS. Tous les participants étaient logés dans le même hôtel où les réunions ont eu lieu. Tout au long de l’Atelier les principales séquences de déroulement ont été partiellement filmées puis montée sur un DVD accompagnée de la collection de toutes les présentations réunies sur un CD Rom. L’ensemble à été remis à chaque participant à l’issue de la séance d’évaluation et de clôture.
Cet Atelier a été un lieu d’échanges entre de représentants de plusieurs pays, acteurs nationaux, scientifiques et spécialistes de terrain. Les intervenants ont traité des avancées de la science et des techniques en vue d’améliorer les réponses aux demandes sociétales des pays et de créer des liens pérennes pour renforcer ou établir de futures collaborations.
Les participants ont fait état de leur satisfaction globale vis-à-vis du contenu du programme. Ils ont apprécié les présentations comme étant de haut niveau. Il en a été de même des échanges qui ont été très riches. Les informations échangées sont considérées comme une référence utile pour tous. Un Rapport général et 10 recommandations (16 pages) ont été approuvé en fin d’Atelier (annexe 5). Ce rapport fait état des constats sur la situation des pays francophones Sub-Sahariens en matière d’agriculture d’alimentation et de l’apport possible des biotechnologies végétales. Ce n’est pas un rapport de plus sur les grands problèmes généraux, car même s’il les évoque, il cible des faits concrets du vécu quotidien et décrit des expériences de terrain. Les politiques nationales sont souvent en décalage avec les besoins. En effet les problèmes de l’Afrique Sub-Saharienne dans les domaines examinés sont bien identifiés mais les outils de développement (technologiques, législatifs) et les moyens financiers pour gérer des projets lourds, qui appellent de grosses sommes, manquent. Les participants utiliseront le site internet du GID comme réseau d’échange consécutif à cet Atelier.