« La santé par les femmes »
WHEP, créé à l’initiative de l’Académie des sciences de France, est un programme scientifique international du GID.
WHEP est chargé d’accompagner des projets nationaux contribuant à l’amélioration de la santé de tous par l’éducation des femmes dans les pays en développement.

Le 10 février 2010, par Jacques Fröchen,
Dans son édition du 7 février 2010, le quotidien Le Monde publie deux articles inquiétants sur l’alimentation et l’éducation dans les pays du tiers-monde et principalement en Afrique sub-saharienne.
Le premier, signé Brigitte Perucca, est un constat d’échec dans la réalisation des objectifs du Millénaire en matière d’éducation, fixés par les Nations Unies pour l’année 2015, le second, de Clément Lacombe, dresse un douloureux bilan de la situation alimentaire dans l’Est du Sahel.
72 millions d’enfants ne sont pas scolarisés dans le monde. Ils seront encore 56 millions dans cinq ans, déplore l’Unesco
Sombre tableau que celui dressé par le rapport mondial de suivi sur l’éducation pour tous de l’Unesco, paru fin janvier. Avec 72 millions d’enfants encore non scolarisés, des budgets nationaux en berne et des aides bilatérales et internationales en baisse, la réalisation de l’enseignement primaire universel pour 2015, un des objectifs du Millénaire fixés par les Nations unies, est quasiment hors de portée. « La bataille est en voie d’être perdue », estiment les experts qui exhortent les gouvernements et les donateurs à tout faire pour éviter de « créer dans les pays les plus pauvres du monde une génération d’enfants aux chanc irrémédiablement compromises par le défaut de protection de leur droit à l’éducation ».
Car si les tendances actuelles perdurent, il restera, en 2015, 56 millions d’enfants non scolarisés. Plus que tout autre, l’Afrique ainsi que tous les pays en conflit dans le monde risquent l’abandon.
[...] (Voir Le Monde du 7 février 2010)
La situation alimentaire dans le Sahel, où 300 000 enfants meurent déjà chaque année de malnutrition, suscite un nombre croissant d’inquiétudes. L’année écoulée ayant été marquée par un fort déficit pluviométrique, les productions céréalières 2009-2010 de plusieurs pays ont été sérieusement amputées : - 34 % au Tchad, - 26 % au Niger et - 10 % au Burkina Faso, selon une note interne de deux agences onusiennes, le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le Mali et le Sénégal s’en sortent cependant bien mieux, avec des productions céréalières respectivement en hausse de 13 % et 7 %.
« Les indicateurs disponibles concourent à montrer l’existence d’un risque imminent d’insécurité alimentaire élevé pour les ménages vulnérables de l’est du Sahel », jugent le PAM et la FAO. Un constat partagé, fin janvier devant des journalistes à Dakar, par le responsable Afrique de l’Ouest de l’Office d’aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO) : « Nous sommes déjà dans ce qui ressemble à une période (...) de difficulté extrême pour les populations les plus désavantagées. ».
[...] (Voir Le Monde du 7 février 2010)