« La santé par les femmes »
WHEP, créé à l’initiative de l’Académie des sciences de France, est un programme scientifique international du GID.
WHEP est chargé d’accompagner des projets nationaux contribuant à l’amélioration de la santé de tous par l’éducation des femmes dans les pays en développement.

Le 29 juillet 2010, par Jacques Fröchen,
Extraits :
« Entre 2000 et 2007, relève le rapport 2010 de l’ONU, le taux annuel d’augmentation de la prévalence contraceptive était plus bas que pendant les années 1990 dans presque toutes les régions.
... La planification familiale ne figurait pas dans les objectifs initiaux mais a été rajoutée par la suite, en 2005, à la demande des organisations non gouvernementales. Mais le forcing humanitaire ne suffit pas. Les bailleurs de fonds ne suivent pas : « L’aide à la planification familiale en pourcentage de l’aide globale a fortement diminué entre 2000 et 2008, passant de 8,2 % à 3,2 %. »
Résultat : la proportion utilisant « une méthode quelconque de contraception chez les femmes de 15 à 49 ans, mariées ou en union » est la plus faible au monde. Elle ne dépasse pas 22 %, contre 86 % en Asie de l’Est, 72 % dans la zone Amérique latine et Caraïbes. En Afrique subsaharienne, pour 1 000 femmes qui mettent des enfants au monde, 121 ont entre 15 et 19 ans, contre 31 pour 1 000 en Afrique du Nord ou 44 pour 1 000 en Asie du Sud-Est.
« Répondre aux besoins non satisfaits des femmes en matière de planification familiale (...) pourrait déboucher, selon l’ONU, à une diminution de 27 % de la mortalité maternelle chaque année, rien qu’en faisant passer le nombre annuel de grossesses non désirées de 75 à 22 millions. »
Analyse
Article paru dans l’édition du 22.07.10
« À cinq ans de l’échéance des Objectifs du millénaire (OMD) pour le développement fixés par les Nations unies, il en est un dont l’atteinte est encore moins probable que tous les autres : celui de l’accès à « la médecine procréative universelle d’ici à 2015 », objectif qui inclut l’accès à la contraception pour toutes les femmes. « Entre 2000 et 2007, relève le rapport 2010 de l’ONU, le taux annuel d’augmentation de la prévalence contraceptive était plus bas que pendant les années 1990 dans presque toutes les régions. » En clair, dans ce domaine, on ne progresse pas, on régresse. Surtout en Afrique subsaharienne. Et pourtant, la réussite de cet objectif-là conditionne pratiquement tous les autres, compte tenu de la formidable croissance démographique à l’oeuvre sur le continent noir.
Il faut savoir que la planification familiale ne figurait pas dans les objectifs initiaux mais a été rajoutée par la suite, en 2005, à la demande des organisations non gouvernementales. Mais le forcing humanitaire ne suffit pas. Les bailleurs de fonds ne suivent pas : « L’aide à la planification familiale en pourcentage de l’aide globale a fortement diminué entre 2000 et 2008, passant de 8,2 % à 3,2 %. » Enfin, les pays africains eux-mêmes montrent peu d’empressement à lancer des politiques de contrôle des naissances.
Résultat : la proportion utilisant « une méthode quelconque de contraception chez les femmes de 15 à 49 ans, mariées ou en union » est la plus faible au monde. Elle ne dépasse pas 22 %, contre 86 % en Asie de l’Est, 72 % dans la zone Amérique latine et Caraïbes. Même lorsqu’elles le souhaitent, les femmes ne parviennent pas toujours à avoir accès à la contraception. En Afrique subsaharienne, entre 25 % et 35 % des besoins seraient insatisfaits pour des questions de coût ou de distance à parcourir pour accéder à la contraception. » [...]
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