Women Health Education Programme

« La santé par les femmes »

WHEP, créé à l’initiative de l’Académie des sciences de France, est un programme scientifique international du GID.

WHEP est chargé d’accompagner des projets nationaux contribuant à l’amélioration de la santé de tous par l’éducation des femmes dans les pays en développement.

GID

Un Programme du GID - Groupe Inter-académique pour le Développement
 

L’EPS au Sénégal : présentation et recensement des programmes

Le 8 février 2006, par Magali Bouchon,

Ce rapport va présenter et recenser les principaux programmes d’EPS. S’il ne prétend pas à l’exhaustivité, il va permettre de présenter la multiplicité et la variabilité des programmes et des thèmes abordés, dans leurs différentes implantations institutionnelles

Ce texte peut être consulté dans son intégralité au format PDF (voir plus bas). Une brève présentation de ce travail est également disponible en anglais sous forme de tableaux, consultables ici

Présentation et recensement des programmes EPS au Sénégal

Dans le but de réduire le niveau élevé de morbidité et de mortalité infanto-juvénile en Afrique de l’Ouest, beaucoup d’intérêts ont été portés à l’éducation des femmes à la santé. Dès lors, de nombreux programmes d’éducation sont organisés pour permettre aux mères d’acquérir des connaissances qui contribueraient à un changement de comportement et qui modifieraient les croyances et perceptions au sujet des causes des maladies et des soins à accorder.

Ce rapport va présenter et recenser les principaux programmes d’EPS. S’il ne prétend pas à l’exhaustivité, il va permettre de présenter la multiplicité et la variabilité des programmes et des thèmes abordés, dans leurs différentes implantations institutionnelles.

I - Hygiène et eau

L’hygiène et l’assainissement constituent, jusqu’à nos jours, dans les quartiers péri-urbains et dans les zones rurales du Sénégal un enjeu majeur de santé publique. Ainsi, les services urbains essentiels de base sont quasi inexistants dans certaines zones. La gestion des ordures ménagères ; l’inexistence de dépôts et décharge publique pour un traitement approprié des déchets solides, l’état avancé de dégradation et d’insalubrité du cadre de vie constituent des conditions propices pour la prolifération des germes microbiens. Selon l’ONAS (2000), des constats épidémiologiques montrent clairement le lien entre l’absence de comportements hygiéniques et la prévalence des maladies gastro-intestinales chez les enfants, telles que la diarrhée (principale cause de mortalité infantile), les vers intestinaux et d’autres infections.

Les maladies diarrhéiques tuent entre 2 et 3 millions d’enfants par an dans le monde. C’est en effet la troisième cause de mortalité puisqu’elle est responsable de 25% de la mortalité infantile des moins de 5 ans.

La plupart des maladies diarrhéiques sont causées par contamination fécale-orale. La diarrhée peut ainsi être prévenue par un meilleur assainissement de l’environnement et par le lavage des mains au savon, qui réduirait l’incidence de la diarrhée de 35% (Esrey et al. 1991, Hutley et al. 1997.)

II - Malnutrition

La malnutrition est un des principaux problèmes qui affectent les enfants de 0 à 5 ans au Sénégal. Elle résulte tout autant d’une alimentation inadéquate que de mauvaises conditions sanitaires. Une alimentation inadéquate est le résultat de pratiques alimentaires inadaptées et/ou d’une alimentation insuffisante. Des pratiques alimentaires inadéquates font référence non seulement à la qualité et à la quantité des aliments proposés aux jeunes enfants, mais aussi aux étapes de leur introduction. Les mauvaises conditions sanitaires augmentent, chez les jeunes enfants, le risque de contracter des maladies, en particulier les maladies diarrhéiques, qui affectent à leur tour l’état nutritionnel de l’enfant.

III - Santé de la reproduction

La santé de la reproduction, par l’ensemble des méthodes techniques et d’informations, contribuent à la santé et au bien être en matière de procréation, en prévenant et en résolvant les problèmes qui peuvent se poser dans ce domaine. La santé en matière de sexualité vise à améliorer la qualité de la vie et des relations interpersonnelles, à dispenser des conseils et des soins relatifs à la procréation et aux maladies sexuellement transmissibles. Tout ceci implique une information sur la méthode de planification familial, l’accès à des méthodes de contraception, à de services de santé qui permettent aux femmes de mener à bien grossesse et accouchement, et de donner toutes les chances d’avoir des enfants en bonne santé. Les programmes comportent le plus souvent quatre composantes : la planification familiale, les IST/SIDA, la maternité à moindre risque et la survie de l’enfant.

IV - Vaccination

Les programmes de vaccination protègent l’ensemble des communautés contre les six principales maladies évitables : coqueluche, tuberculose infantile, tétanos, polio, rougeole et diphtérie. Les infrastructures de santé de base pour les vaccinations sont constituées par les postes de santé (niveau village, communautés rurales), les centres de santé (niveau commune), les hôpitaux de région (niveau région) et le CHU (niveau national). Excepté l’approvisionnement en eau potable, aucune autre intervention sanitaire n’est considérée comme aussi efficace que la vaccination pour réduire les maladies et les taux de mortalité. Selon la Banque mondiale, les vaccinations et la supplémentation en Vitamine A sont deux des interventions actuelles de santé publique les plus rentables (UNICEF 2003).

V - Pandémies : IST/SIDA et Paludisme

Le Sida demeure toujours une maladie sans traitement curatif, qui pose dans le monde entier et en Afrique en particulier de graves problèmes qui ont des répercussions sociales, culturelles et économiques. En l’absence de traitement ou d’un vaccin contre l’infection et compte tenu de la progression constante des infections sexuellement transmissibles chez les jeunes, la prévention reste donc le seul moyen d’endiguer l’épidémie en constante évolution, touchant particulièrement la jeunesse africaine, puisque selon l’ONUSIDA, un cinquième de tous les malades du SIDA ont entre 20 et 30 ans.

Le paludisme est aussi un problème majeur de santé publique et de développement puisqu’il représente la première cause de morbidité et de mortalité. Il représente 35% des motifs de consultations en 2003 au Sénégal (Système d’information sanitaire de routine, Sénégal). La mortalité reste quant à elle élevée, en particulier pour les enfants en dessous de 5 ans et les femmes enceintes, dont la prémunition reste particulièrement faible.



 

Documents joints à l'article

Rapport EPS au Sénégal
PDF | 181.6 ko | document publié le 8 octobre 2006
Intégralité du rapport sur les programmes EPS au Sénégal.
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